1998, quand les politiques se pensaient à l'abri des scandales sexuels

Published by : Actualité quotidienne
La vie privée, c'est une affaire personnelle !" En 1998, en pleine "affaire Clinton", les politiques français se sentaient à l'abri de ce type de scandales qui touchaient déjà les USA.
Coup de tonnerre dans les municipales parisiennes après que Benjamin Griveaux ait renoncé à sa candidature, après la diffusion d’une vidéo à caractère sexuel.
Dans une conférence de presse, ce vendredi matin, Benjamin Griveaux a déclaré : "Je ne souhaite pas nous exposer davantage ma famille et moi quand tous les coups sont désormais permis. Cela va trop loin… C'est pourquoi j'ai décidé de retirer ma candidature à l'élection municipale parisienne."
Avec le développement des réseaux sociaux, les responsables politiques sont de plus en plus exposés et voient leur vie privée étalée sur la toile. Un phénomène qui prend de l'ampleur. En 1998, alors que Bill Clinton se trouvait empêtré dans "l'affaire Monica Lewinsky", les députés français observaient cette affaire de moeurs avec curiosité, mais sans aucune crainte. Mieux protégés par le droit, et par la déontologie de la presse, nos dirigeants se sentaient à l’abri de toute fuite concernant leurs histoires d’alcôves. Ce reportage du 28 janvier 1998 du 20h de France 2 nous entraîne à l'Assemblée nationale, où les intéressés s'expriment avec optimisme sur la question de la vie privée.
Le commentaire l'explique : "La classe politique française s'exprime d'une seule voie : la vie privée, c'est une affaire personnelle ! Et le grand déballage de l'affaire Clinton choque, à droite, comme à gauche."
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